Le crime dit d'honneur
Le crime dit d’honneur est un assassinat perpétré par un membre de la famille, du village ou de la communauté de la victime, en général une jeune fille ou une femme, plus rarement un garçon, la victime ayant enfreint le code familial (ou tribal ou clanique). Dans ces familles, c’est la communauté et le groupe qui prime sur l’individu.
Les pères, mères, oncles, frères, cousins, ex-maris, ex-maris coupables de ce crime agissent seul ou collectivement, après décision prise par le conseil de famille. Prémédité, ce type de crime est donc qualifiable d’assassinat.
5 000 femmes par an assassinées dans le monde
Le crime d’ " honneur " trouverait sa source au code d’Hammourabi et aux lois assyriennes édictées en 1200 avant Jésus-Christ. D’après ces lois tribales, la virginité d’une femme est la propriété de la famille entière.
Les raisons ou alibis invoqués par les assassins et leurs complices pour tuer une sœur, fille, cousine ou ex-femme sont les suivants :
- avoir été violée par un inconnu ou par un membre de la famille
- refuser des " faveurs sexuelles " d’un notable de la famille
- refuser un mariage arrangé ou forcé
Mais aussi
- se marier avec l’homme de son choix sans l’accord de sa famille
- avoir une relation sexuelle avant le mariage
- avoir un enfant hors mariage
- ne pas " saigner " le jour de la nuit de noces
- demander le divorce pour quelque raison que ce soit (violences ou adultère du mari, mariage sans amour).
Certaines femmes sont également assassinées pour des prétextes totalement anodins tels qu’une simple rumeur, un coup de téléphone ou le fait d’être aperçue dans la rue avec un garçon.
Selon le journal L’Humanité, la très grande majorité de ces crimes sont perpétrés sur la base de rumeurs ou de vengeances quand il ne s’agit pas d’assassinats maquillés en accident ou en suicide.
" De simples soupçons selon lesquels la victime aurait déshonoré sa famille sont suffisants pour enclencher des représailles " précise Amnesty International.
Des victimes de tout âge, mariées ou célibataires
" La distinction entre une femme coupable de relations sexuelles illicites et une femme soupçonnée de telles relations est sans importance. Ce qui atteint l’homme dans son honneur, c’est la perception des autres, le soupçon d’infidélité. L’honneur n’a rien à voir avec la vérité ", selon le journal L’Humanité. Ni avec la virginité non plus, puisque des femmes déjà mariées (donc a priori plus vierges) voulant divorcer sont assassinées uniquement parce qu’elles osent demander le divorce.
La fondation suiss Surgir rappelle que le simple soupçon suffit. Ainsi, 80 % des femmes assassinées en Jordanie sont vierges selon les autopsies faites par l'Institut Jordanien de médecine légale.
Une femme célibataire est souvent considérée comme étant susceptible de plus facilement " déshonorer " la famille. Elle sera alors étiquetée comme une bombe sexuelle à retardement.
Cela dit, une femme divorcée ou en instance de divorce subit le même sort. N’étant plus sous l'autorité d’un homme, elle est en effet cataloguée comme " sexuellement disponible ", c’est-à-dire susceptible de faire l’amour en dehors du cadre du mariage.
Ainsi, en Italie, en 2008, Bruna MORABITO, âgée de 32 ans, a été assassinée par son frère Giovanni, pour le seul motif qu’elle avait accouché d’un enfant hors mariage. En instance de divorce, Bruna était pourtant sur le point de se marier avec le père de son enfant…
En France aussi, les femmes en sont les premières victimes
Dans la majorité des cas, le risque de crime dit d’honneur se profile quand la jeune femme refuse un mariage forcé ou lorsqu’elle demande le divorce après avoir été mariée de force.
D’autres jeunes femmes françaises sont tuées parce qu’elles maitiennent une relation amoureuse comencée avant que leurs parents les obligent à se marier. Le futur " mari de force " peut quant à lui continuer sa relation avec sa copine, mais son comportement est généralement toléré parce qu’il est un homme. Son sexe lui octroie des privilèges auxquels nulle femme ne peut prétendre.
Connaissant ce risque, de nombreuses jeunes femmes en France sont obligées de quitter leur famille pour se marier avec l’homme de leur choix. Même si elles cédent à un mariage forcé pour faire plaisir aux parents, Elles savent en effet qu'elles ne pourront jamais divorcer par la suite.
Les hommes sont également concernés
Par exemple, lorsqu'un garçon a une relation amoureuse avec une jeune femme d'une confession religieuse différente, il peut être tué pour ce motif par la famille de la fille.
Un frère refusant de tuer sa sœur au nom de l’honneur de la famille, peut se trouver à son tour en danger de mort pour avoir refusé d’exécuter la sentence familiale.
Les garçons homosexuels peuvent également être assassinés pour le simple motif de leur préférence sexuelle.
Cela dit, une femme divorcée ou en instance de divorce subit le même sort. N’étant plus sous l'autorité d’un homme, elle est en effet cataloguée comme " sexuellement disponible ", c’est-à-dire susceptible de faire l’amour en dehors du cadre du mariage.
Ainsi, en Italie, en 2008, Bruna MORABITO, âgée de 32 ans, a été assassinée par son frère Giovanni, pour le seul motif qu’elle avait accouché d’un enfant hors mariage. En instance de divorce, Bruna était pourtant sur le point de se marier avec le père de son enfant…
En France aussi, les femmes en sont les premières victimes
Dans la majorité des cas, le risque de crime dit d’honneur se profile quand la jeune femme refuse un mariage forcé ou lorsqu’elle demande le divorce après avoir été mariée de force.
D’autres jeunes femmes françaises sont tuées parce qu’elles maitiennent une relation amoureuse comencée avant que leurs parents les obligent à se marier. Le futur " mari de force " peut quant à lui continuer sa relation avec sa copine, mais son comportement est généralement toléré parce qu’il est un homme. Son sexe lui octroie des privilèges auxquels nulle femme ne peut prétendre.
Connaissant ce risque, de nombreuses jeunes femmes en France sont obligées de quitter leur famille pour se marier avec l’homme de leur choix. Même si elles cédent à un mariage forcé pour faire plaisir aux parents, Elles savent en effet qu'elles ne pourront jamais divorcer par la suite.
Les hommes sont également concernés
Par exemple, lorsqu'un garçon a une relation amoureuse avec une jeune femme d'une confession religieuse différente, il peut être tué pour ce motif par la famille de la fille.
Un frère refusant de tuer sa sœur au nom de l’honneur de la famille, peut se trouver à son tour en danger de mort pour avoir refusé d’exécuter la sentence familiale.
Les garçons homosexuels peuvent également être assassinés pour le simple motif de leur préférence sexuelle.
