Qui peut agir ?
Toute personne solidaire et alliée de notre lutte
Une (ex)victime qui souhaite protéger sa soeur ou frère, nièce ou neveu qui risqu'être marié-e de force, ou bien mettre ses compétences professionnelles, artistiques en faveur de la lutte.
Tout-e citoyen-ne ( membre de la famille, ami-e, petit-e ami-e, camarade de classe, collègue, employeur, professeur, voisin-ne ...) a le devoir d'assister une personne en danger de mariage forcé ou de toute autre violence.
Les pouvoirs publics et les professionnels de terrain (assistant-e social-e, éducateur-trice, gendarme, policiè-re, juge ...) ont pour mission de protéger toute personne en danger, qu’elle soit mineure ou majeure, dès lors que son intégrité psychologique et/ou physique est menacée.
Force de proposition, les associations contribuent quant à elle au changement social et à la garantie de la mise en oeuvre des politiques publiques de lutte contre les violences faites aux enfants et aux femmes.
La lutte contre les violences,
c'est l'affaire de tout le monde.
Être solidaire c’est soutenir individuellement une victime, par exemple :
- une mère de famille qui héberge chez elle une camarade de sa fille, qui doit prendre l’avion le lendemain pour être mariée au pays.
- un oncle qui préfère cacher sa nièce dans un foyer, car il sait que si elle fugue, le reste de la famille ira la retrouver chez lui.
- une voisine qui organise une tontine pour payer le billet-retour d’une jeune fille de son quartier coincée au pays.
- Un-e ami-e qui conseille une camarade ayant peur de ne pas pouvoir revenir en France de ne surtout pas quitter le territoire français.
- un employeur qui organise la mutation d’une salariée pour l’éloigner de son lieu de travail actuel où la famille de cette dernière la harcèle.
- toute personne qui soutient moralement une personne exposée à un mariage forcé.
Être solidaire, c’est aussi agir collectivement :
- un-e ministre qui décide de s'inspirer d'une bonne-pratique étrangère pour qu'elle soit adaptée au contexte français.
- un-e responsable politique qui impulse sur son département une prise en charge globale des victimes.
- un-e responsable d’un service social qui monte un groupe de travail avec ses collègues pour améliorer l’aide à apporter aux victimes de son département.
- un représentant du défenseur des droits qui appuie une demande de rapatriement en faveur d'une jeune fille
- un-e infirmièr-e scolaire ou un-e professeur-e qui organise une discussion-débat dans un lycée.
- un-e responsable de maison de quartier qui ouvre un lieu d’échange-palabre avec les familles.
- un religieux refusant de marier une fille contre son gré, et incitant ses co-religionnaires à suivre le même chemin.
Et les hommes ?
Dès la création de Voix de Femmes, des hommes ont lutté à nos côtés. Ayant pour la plupart grandi et milité dans le mouvement féministe algérien, ils nous ont transmis leur expérience.
Depuis, d’autres hommes, en France et à l'étranger, ont rejoint la lutte.
Certains parce que leur petite amie ou leur sœur a été mariée de force ou assassinée. D’autres parce qu’ils considèrent ces violences comme injustes et innaceptables.
Des hommes artistes du monde entier soutiennent également notre lutte et cela n’est pas prêt de s’arrêter !
